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Journal d'un Hypnothérapeute
 
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   Journal d'un Hypnothérapeute  
 
 

 
 
14 articles en ligne (classés ci-dessous du plus ancien au plus récent)

  "Journal d'un Hypnothérapeute, ça devient plus clair..."
  "Résistance et Distorsion de la perception de l'écoulement du temps"
  "Hallucination négative et Interruption de Pattern"
  "Synchronisation et Intuition"
  "No-Set"
  "Ancrages, (ré)activation d'ancres, transfert de ressources"
  "L'Effet Parasol sans alcool !" (Ancrage puissant !)
  "Prise entre Douleur et Plaisir"
  "Rayez vos vieux vinyles !"
  "Métaphore Isomorphique"
  "Transfert de Compétence et Prescription de Symptôme"
  "La Bulle Proxémique: mise en cause de deux théories fumeuses"
  "Prescription Ordalique/Paradoxale et Transfert d'une Ressource Négative"
  "Une approche thérapeutique UTILISATIONNELLE et Saupoudrage A fait maison !"

  MARDI 5 JUIN 2007
  "Journal d'un Hypnothérapeute, ça devient plus clair..."

  Écrire un ouvrage dédié à l’Hypnose est une idée qui m’interroge depuis plusieurs mois. Par quoi commencer ? Peut-être par une définition de l’Hypnose comme bon nombre d’auteurs l’ont déjà fait ? Peut-être même poursuivre en respectant une chronologie ? L’héritage de Milton ERICKSON est si vaste, si infini, qu’une Vie ne suffirait pas à en faire le tour. L’Hypnose ne connaît pas les règles. Et alors que j’écris ces lignes, je me remémore ces quatre années de pratique régulière de l’Hypnothérapie et ce qui n’était qu’une idée vague devient un projet enthousiasmant; j’ai pris une décision, celle d’écrire ce journal, à mon rythme, peut-être après chaque séance, peut-être à mon retour chez moi, peut-être même à d’autres moments… Pour paraphraser Anthony ROBBINS: "Ayez une formidable obsession, celle de faire de votre Vie une œuvre d’art". La pratique de l’Hypnose est un art et les Praticiens qui me lisent reconnaîtront que nous peaufinerons toujours notre travail; une chose est sûre, l’excellence ne sera jamais acquise, jamais là. Perfectionniste et carré comme bon nombre d’entre nous, j’aurais pu rechercher un idéal dans l’écriture d’un livre; il n’en est rien. Je me contenterai d’écrire ici mes impressions et mes sensations d’Hypnothérapeute. Je suis amoureux de la langue Française et laissons la grand-mère de côté car l’Hypnose a la sienne. Vous serez peut-être surpris de ma façon d’écrire, de fautes d’orthographe volontaires, et peut-être même que vous remarquerez vite comme les mots pas positifs sont souvent laissés de côté. En me lisant, vous ne comprendrez peut-être pas tout immédiatement, car comme mentionné plus haut, je ne respecterai aucune chronologie et j’aurai pour seul objectif de vous faire partager une formidable aventure Humaine; je pense que les choses s’éclairciront au fur et à mesure que vous parcourrez ces pages.

  Enfin, parce que la façon d’être de l’Hypnothérapeute Ericksonien a autant d’importance que son expérience et son savoir, j’aurai souvent recours à des exemples issus de ma Vie personnelle.

  Que vous soyez amateur, débutant, en formation ou Praticien, ces informations peuvent vous intéresser.

  Et pour y voir plus clair: Questions et réactions des Internautes (Forum)

  MARDI 5 JUIN 2007
  "Résistance et Distorsion de la perception de l'écoulement du temps"

  Aujourd’hui, comme chaque jour, j’ai créé, j’ai appris et je garde… J’ai ajouté une nouvelle corde à mon arc, une nouvelle technique découverte, créée sur le vif, et bien que mineure, celle-ci vient s’ajouter aux mille et une façons de renforcer le climat de confiance entre le sujet et le Praticien et accroître les probabilités de changement.

  Le bon déroulement de toute démarche Thérapeutique, quelque soient les outils utilisés, nécessite que le sujet se sente en confiance et en sécurité avec son Thérapeute. Ce n’est pas au sujet de s’adapter au Praticien, c’est l’inverse. L’Hypnothérapie ne déroge pas à la règle; les personnes ayant recours à cette approche peuvent, généralement lors de la première séance d’Hypnose formelle, ne pas être suffisamment sensibles aux suggestions du Praticien et peut-être même ne pas parvenir à entrer en E.M.C. (État Modifié de Conscience ou État Hypnotique); l’Hypnothérapeute Ericksonien a cette mission de « créer le lien de confiance » et dispose de techniques pour "lutter" contre cette résistance. Nous aborderons plus bas les principales manières de "décharger" la résistance; nous en apprendrons davantage sur la "Synchronisation" qui, lorsqu’elle est bien établie, fait disparaître toute résistance et constitue naturellement une façon de "prévenir la résistance".

  J’ai reçu ce matin et pour la seconde fois une personne que je qualifiais de « résistante ». Soyons honnêtes: l’effet placebo existe - presque - partout, même en Hypnothérapie. Mieux vaut accompagner une personne entretenant des "croyances aidantes" (nous aborderons inévitablement ce sujet) vis-à-vis de l’Hypnose plutôt que "limitantes". J’aurais plutôt pensé que cette personne serait un sujet sensible à cette approche car mon Cabinet lui avait été conseillé par sa meilleure amie "qui n’est plus la même grâce à l’Hypnose, qui resplendit, qui vit !"; j’aurais pensé qu’elle fut "conditionnée" par les commentaires extraordinaires de sa meilleure amie, en qui elle a probablement toute confiance, avant notre première rencontre. Il n’en fut rien. Alors que nous débutions notre seconde séance, veillant à rester neutre, à me baser uniquement sur des faits concrets et à éviter toute interprétation personnelle, je "calibrais" encore cette méfiance, cette résistance, et ce n’était visiblement pas facile pour elle de se laisser aller. Comme j’avais préalablement calibré que ce climat était partiellement du à l’aspect financier, j’ai décidé d’agir comme suit:

  Ayant prévu d’induire une transe plutôt profonde et d’enchaîner différentes techniques de travail (Remodélisation d’Histoire de Vie, Désactivation d’Ancre, Transfert de Compétence…), j’ai demandé à ma cliente si son agenda et son portefeuille lui permettraient de rester deux heures au lieu d’une au cas où nous n’ayons pas suffisamment de temps. Au premier abord, ce n’est pas la meilleure chose à faire… Poursuivons… La sachant résistante, je souhaitais aussi induire un E.M.C. suffisamment profond afin qu’elle expérimente des phénomènes Hypnotiques affirmés, autant de « phénomènes de persuasion » (nous y viendrons !). Je précise au passage que la profondeur de la transe n’a pas d’impact sur le résultat thérapeutique, sauf si le sujet « croit » que seul un « État Hypnotique remarquable » est susceptible d’apporter les changements souhaités. A ma question, la personne me répondit qu’elle disposait de suffisamment de temps; je calibrais son hésitation pour ce qui concernait l’aspect financier jusqu’à ce qu’elle me donne son accord préalable. Après une « Réassociation » (nous y viendrons !) plutôt longue, la cliente revenait Ici et Maintenant et me livrait le précieux Feed-Back poliment écourté (précision: écourté pour éviter une « conscientisation excessive ». En Hypnose, détailler les chose peut permettre de les embellir comme les anéantir; l’Inconscient et le Conscient ont leur propre mode de fonctionnement, bien distinct l’un de l’autre.) Puis la femme commença à établir un chèque dont le montant équivalait à deux heures alors que la séance n’avait durée qu’une heure (ce que j’avais en réalité prévu dès le départ car un autre client devait me rejoindre au terme de cette heure). La personne sembla surprise d’apprendre que le tarif appliqué était celui d’une heure et non de deux. Bien qu’ayant regardée sa montre, elle semblait convaincue que la séance avait durée deux heures. Je ne pouvais que profiter de cette occasion pour ajouter des références à de nouvelles et potentielles croyances aidantes vis-à-vis de l’Hypnose en lui précisant qu’elle avait peut-être était sujette à une « Distorsion de la perception de l’écoulement du temps » (phénomène Hypnotique par rapport au temps, celui-ci pouvant paraître plus court ou plus long). Enfin, comme je l’avais envisagé pour d’autres raisons thérapeutiques, « j’enfonçais le clou » en l’informant que nous ne fixerions pas de nouveau rendez-vous pour l’instant et que je préférais que nous fassions une mise au point par téléphone dans les prochains jours (Messages implicites possibles « Et si sa priorité était vraiment de m’aider et non de me facturer comme j’ai pu le craindre en me méfiant de ces approches hors du commun ? S’il ne me donne pas d’autre séance, je suis peut-être libérée et en train de changer ? »).

  La séance d’Hypnose se déroula dans de très bonnes conditions. La cliente fut surprise de s’être sentie lourde, toute lourde, comme bétonnée au fauteuil, étonnée d’avoir « décrochée ». Peut-être croyait-elle que ces outils ne lui apporteraient, au mieux, qu’un moment de relaxation agréable ? Elle qui semblait accorder peu de crédibilité à l’Hypnose, qui attendait de voir pour y croire, peut-être croit-elle désormais avoir véritablement été « sous Hypnose » ? C’est du moins ce que j’ai calibré !

  Et pour y voir plus clair: Questions et réactions des Internautes (Forum)

  MARDI 5 JUIN 2007
  "Hallucination négative et Interruption de Pattern"

  Et si je m’adressais à vous comme à un ami à qui j’écris un émail ?

  Elle a eu la gentillesse d’aller faire les courses, elle, ma femme. Elle a même rapporté la rillette. J’avais une préférence pour une rillette de canard ou de poulet, moins grasses, je mange suffisamment gras alors ayons une pensée pour le « geste minceur » ou pour le plaisir « moins pire » ! Elle est partie avec 25 Euros et une liste de courses. A son retour, la rillette n’était ni de canard, ni de poulet, peu importe après tout, cela ne m’a pas empêché d’en manger au dîner. Elle m’a dit avoir achetée la rillette en dernier, avant de passer à la caisse. Elle m’a même précisé qu’il n’y avait pas celles que je préférais. Vraiment ? Hallucination négative peut-être… C’est la disparition subjective d’un élément objectivement présent. Et si nous imaginions la scène ? La voilà se dirigeant vers le rayon, sachant que le montant de ses achats atteint presque 25 Euros, elle devra acheter la rillette la moins chère au risque de ne pas avoir assez d’argent; alors elle l’a prend, ne voyant pas dans le rayon celle notée sur la liste des courses. Croyant peut-être que les rillettes de canard et de poulet sont les plus chères et qu’elle n’aura pas suffisamment d’argent, elles ont disparues de la réalité de Fatima, de sa réalité perçue. Ces pots étaient peut-être réellement présents, là, sous ses yeux, son cerveau lui a juste ordonné de ne pas les voir. Voilà un phénomène Hypnotique que nous vivons tous au quotidien. Vous comprendrez vite que l’Hypnose ne peut pas être enfermée dans une boîte et qu’elle ne s’approprie aucunement ces phénomènes… L’Hypnose, c’est juste la Vie ! Vous trouverez peut-être même des similitudes avec d’autres approches, d’autres techniques… Des similitudes… Gardons bien à l’esprit que Milton ERICKSON et sa façon d’accompagner ses sujets étaient uniques.

  Plus de glaçons pour l’apéritif ? Chérie, où est passé le bac ? Il est au bord de l’évier de la cuisine et je ne l’ai pas vu; est-ce parce que j’étais convaincu qu’il se trouvait sur le bar du salon ? Après l’avoir rempli d’eau, je l’ai donné à Fatima qui ouvrit le congélateur. Au moment où Fatima commença à refermer la porte du congélateur, placé à ses côtés j’ai bloqué soudainement la porte avec ma main. J’ai ainsi coupé la suite de son réflexe et provoqué un blanc d’un court instant dans son esprit: voilà une « interruption de pattern » ou « interruption de séquence »; j’ai alors profité de ce blanc, de cette porte ouverte vers l’Inconscient, pour placer une suggestion dite « directe » (phrase courte, « choc », formulée en termes simples) du type « détends-toi ». Et ma femme se sentit détendue et me fit part de sa sensation soudaine… L’efficacité de cette technique nécessite bonnes « synchronisation » et « calibration »…

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  JEUDI 14 JUIN 2007
  "Synchronisation et Intuition"

  Ce matin, durant la séance d'Hypnose formelle, mon client et moi-même étions bien "Synchronisés"; nous étions sur "la même longueur d'onde", nous avions "des atomes crochus", bref, "le courant passait" ! Peut-être un peu comme lorsque vous êtes passager d'un véhicule conduit par votre partenaire et que vous commencez tous deux à siffler l'air d'une chanson que vous aviez en tête; c'est peut-être même comme cette conversation passionnée et interminable au cours de laquelle votre interlocuteur et vous-même avez prononcés le même mot ou la même phrase simultanément. La "Synchronisation" est un phénomène naturel, propre à l'être Humain, et vécu au quotidien; nous nous "Synchronisons" naturellement, Inconsciemment, sans nous en rendre forcément compte, avec les gens dont nous apprécions la compagnie. Le Praticien ne peut pas convenir à tout le monde ni rassurer au premier abord toutes les personnes qui le consultent; aussi a-t-il cette mission de se "Synchroniser" - en utilisant différentes techniques - avec ses clients dans l'optique de créer et de renforcer un sentiment de confiance, de sécurité et de bien-être chez ces derniers. Nous apprendrons plus loin à "se Synchroniser" avec les autres. Constatons maintenant comme une "bonne Synchronisation" peut déclencher des phénomènes d'intuition surprenants. Mon client et moi-même étions donc "parfaitement Synchro", je l'accompagnais à son rythme dans ce merveilleux et confortable état de transe. Sachant qu'il partageait certaines de mes croyances - et celles de Milton ERICKSON - au sujet de l'Inconscient, à savoir que cette partie de notre esprit est notamment un immense réservoir de ressources et de connaissances, j'ai alors commencé à suggérer au sujet d'imaginer un puit profond, avec ce seau que l'on peut remonter hors du puit, à l'aide de cette corde, rempli d'eau et peut-être même d'autres choses (des images et des souvenirs, des sons, des émotions et des sensations...). J'ai ensuite suggéré au client qu'il remonte le seau à chaque inspiration puis qu'il le laisse redescendre, afin de le remplir, à chaque expiration (ou "relâchement", le terme "expiration" étant synonyme de mort). Alors qu'à certains moments le seau n'apportait rien d'autre que de l'eau (en imagination !), à d'autres moments il rapportait des souvenirs enfouis et des réponses aux questions que le sujet pouvait se poser. Lors du Feedback (appréciation du sujet hypnotisé), je fus surpris d'apprendre que ce puit équipé de ce seau et de cette corde était réellement installé dans son jardin ! Voici peut-être, ou peut-être pas, un phénomène d'intuition, une communication "d'Inconscient à Inconscient".

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  JEUDI 14 JUIN 2007
  "No-Set"

  Nous passions quelques jours en couple à Narbonne Plage. Ma femme et moi-même partions du camping et nous dirigions en voiture vers les plages. Alors que je conduisais, ma compagne me dit: "Regarde le ciel, je crois qu'il ne fera pas beau et que nous ne pourrons pas profiter de notre journée".

- "Que faire ? On rentre à Toulouse !" lui répondis-je.
- "Non !" rétorqua t-elle.
- "Allons chez tes parents !" poursuivais-je.
- "Non !".
- "Allons chez les miens !" insistais-je.
- "Non !".
- "Allons à la plage !"
- "Non !" répondit avec insistance ma compagne à cette dernière question alors qu'elle désirait plus que tout aller à la plage.

  En ce qui me concerne, je ne souhaitais ni aller à Toulouse, ni chez ses parents, ni chez les miens; tout comme elle, je préférais me rendre à la plage. J'ai simplement profité de cette situation, de cette occasion, pour "faire de l'Hypnose" ! En recevant de la part de ma femme une série de "Non !" explicites (verbalisés), j'ai créé un climat de "refus" dans son esprit. Ma compagne s'est ensuite aperçue qu'elle venait de répondre négativement à une question à laquelle elle voulait répondre positivement ("Allons à la plage !"). Alors qu'elle était confuse (le Conscient - esprit logique, analytique, cartésien, rationnel - était alors trop occupé à rechercher le pourquoi du comment !, absent...), j'ai simplement placé une suggestion dite "directe": "Tu vis une superbe journée !"; la "porte" de l'Inconscient étant grande ouverte au moment de la confusion, les chances que la suggestion directe "passe" se sont multipliées. Ma compagne m'a confirmé avoir vécue une très belle journée. Vous remarquerez que j'ai choisi d'utiliser des termes ou "Prédicats" Visuels ("superbe..." dans ma suggestion directe) donc en rapport avec ceux utilisés par ma femme ("regarde... ciel... beau..."); bien que nous étions déjà "Synchronisés", en peaufinant ma "Synchronisation" au niveau verbal, j'ai renforcé ce lien "d'Inconscient à Inconscient" et influé en conséquence sur l'impact de ma suggestion directe . Les "Prédicats" sont des mots utilisés par une personne dans son discours; ils peuvent être essentiellement d'ordre Visuel, Auditif et Kinesthésique; s'ils sont majoritairement Visuels (c'est le cas dans cet exemple), nous pouvons en déduire que la personne "grave en elle-même" l'information qui l'entoure essentiellement en terme d'images. Les "Prédicats" nous renseignent sur "l'Orientation Sensorielle Principale" de la personne. Nous reviendrons sur ce sujet lorsque nous apprendrons à se "Synchroniser". Pour revenir au "No-Set", cette technique permet aussi de "décharger la résistance" du sujet dans le cadre thérapeutique (nous y viendrons). Sachez enfin que l'inverse du "No-Set" est aussi possible: le "Yes-Set", technique que je vous présenterai un jour, peut-être...

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  MERCREDI 18 JUILLET 2007
  "Ancrages, (ré)activation d'ancres, transfert de ressources"

  Une heure me sépare de mon rendez-vous et j’en profite pour aborder d’autres aspects de l’Hypnose.

  Alors que je me levais, Andy, mon fils de 9 mois, me souriait, réveillé et encore allongé dans son petit lit. Comme à mon habitude, je l’ai pris dans mes bras et je l’ai installé dans le grand lit, entre sa mère et moi. Alors que sa maman dormait encore, Andy s’est tourné et retourné, cherchant à agripper sa mère placée dos à lui.

  Quelques minutes plus tard, j’ai installé Andy dans son fauteuil et allumé la télévision. Mon petit garçon attrapait ses jouets et les lançait à terre, ce qui provoquait un tapage pas forcément agréable pour le voisin du dessous. C’est à ce moment là que j’ai donné l’oreiller violet à mon fils afin qu’il puisse s’amuser sans conséquence pour les autres à une heure aussi matinale. Je l’ai même posé sur ses genoux afin qu’il puisse l’atteindre plus facilement. Et ce que je projetais arriva… Andy se mit à pleurer pour nous signaler qu’il voulait le biberon. Pourquoi l’avais-je envisagé ? Parce que nous avons l’habitude de placer ce même oreiller violet sur les genoux de notre fils afin que le biberon qu’il tient déjà seul soit à sa hauteur; à force de répéter quotidiennement ce comportement, nous avons créés des associations entre l’image et la sensation de l’oreiller violet sur ses genoux et le biberon, nous avons involontairement, Inconsciemment, posés un ancrage, ancrés ce comportement. En revanche, nous n’avons pas l’habitude de positionner cet oreiller à cet endroit précis lorsqu’il ne s’agit pas de servir le biberon à Andy. Voyant l’oreiller violet et le ressentant sur son corps, Andy a spontanément réclamé le biberon. Deux ancres, une Visuelle, l’autre Kinesthésique, ont été réactivées et le phénomène y étant associé s’est déclenché (le souvenir du biberon, l’envie de goûter le lait et peut-être même la sensation de faim…). Le Kinesthésique constitue les sensations et les émotions; plus précisément, le Kinesthésique Externe (Ke) correspond aux sensations corporelles (le vent sur la peau, une poignée de main, la faim…), le Kinesthésique Interne (Ki ou Cénesthésique) définit quant à lui les émotions (tristesse, joie…). Je suppose que vous connaissez les autres canaux sensoriels ou "sens" de l’être Humain: Visuel - Auditif - Gustatif - Olfactif; le VAKOG est l’acronyme de nos cinq sens.

  Ce serait peut-être intéressant et utile pour vous de vous intéresser à toutes ces associations que vous faites Inconsciemment au quotidien.

  J’ai servi son biberon à Andy et ma femme m’a rejoint dans la cuisine. Alors que nous prenions le petit-déjeuner, elle me dit en voyant le sachet de tranches de pain: "Te souviens-tu du jour où nous nous sommes aperçus qu’il était moisi ?"; tout en me parlant, je remarquais ses yeux se diriger en haut à sa gauche (en haut à ma droite, étant face à elle) et j’en déduisais qu’elle se remémorait une scène déjà vécue (Visuel Souvenir… Vous en saurez davantage plus loin). J’ai seulement répondu "oui" ou "hm hm", je devais dire quelque chose afin qu’elle continue à me décrire la scène passée et qu’elle s’y associe (qu’elle ressuscite un maximum de détails et de sensations pour la revivre intérieurement). Après quelques descriptions de la scène, ma femme poursuivit: "Tu n’étais pas content ce jour-là". Alors que je "calibrais" sur son visage le bon moment pour intervenir, des signes externes qui témoignaient de l’évolution de son état interne, des indicateurs me permettant de déduire que Fatima était davantage associée au souvenir, je lui répondis: "Je n’étais pas content car Andy avait très envie de voir le visage souriant de sa maman et de lui renvoyer son sourire". Vous comprendrez aisément que ma femme préfère me voir heureux que pas content. Par cette technique, j’ai souhaité "transférer" la ressource Inconsciente, l’essence de l’expérience des tranches de pain moisies où "je n’étais pas content !", dans ce cas "de la douleur" au sens large du terme, vers la situation du besoin. Pour résumer, j’ai voulu associer de la douleur (à un niveau émotionnel adéquat; après tout, constater que son compagnon n’est pas content parce que les tranches de pain sont moisies reste supportable !) à ce qui deviendra, je l’espère, "l’ancien comportement" (ne pas se retourner vers son fils) dont Andy souhaiterait peut-être que sa maman se libère ! Nous saurons si ce transfert de ressource a porté ses fruits dès ce prochain jour où j’installerai de nouveau Andy dans le grand lit entre ses deux parents… Le fait que sa maman se retourne vers lui sera peut-être la preuve que "ça a marché !". Je souhaite à présent m’adresser principalement aux connaisseurs en leur précisant que j’ai définis la "douleur" comme étant une "ressource" dans le sens où, dans ce cas précis, elle contribue au changement; il s’agit d’un matériau Inconscient nécessaire dans une démarche "thérapeutique". Je n’ai pas voulu pousser le bouchon trop loin en définissant cette douleur comme étant une compétence (je fais allusion à la technique dite du "transfert de compétence" consistant à transférer une ressource exclusivement "positive" vers la situation du besoin).

  Je profite de cet exemple pour souligner que, parmi ses trois principales fonctions, l’Inconscient est un immense réservoir de ressources et de connaissances dans lequel nous emmagasinons des images, des sons, des sensations et des émotions, des connaissances, des façons d’être et d’agir, au fur et à mesure de notre Vie ! Nous pouvons donc ré accéder à volonté à ce réservoir pour y puiser ce dont nous avons besoin pour améliorer nos conditions de Vie. L’Inconscient régule nos fonctions biologiques; enfin, il est aussi sage et protecteur dans le sens où il "refoule" les expériences traumatisantes en les mettant à l’écart du Conscient. Il est parfois nécessaire, dans une démarche thérapeutique, de faire remonter au Conscient ces "expériences traumatisantes", de libérer ces "charges émotionnelles", d’en prendre conscience, de travailler dessus, de les "re modéliser" (les reconsidérer, les voir sous un angle différent et plus positif) pour se libérer des conséquences qu’elles ont sur notre Vie présente (le symptôme).

  Et pour y voir plus clair: Questions et réactions des Internautes (Forum)

  JEUDI 19 JUILLET 2007
  "L'Effet Parasol sans alcool !" (Ancrage puissant !)


  Un peu d'humour...

  Nous étions 6 amis lors de cette soirée karaoké; puis arrivèrent les coupes de glaces. Alors que chacun de nous regardait la belle et certainement savoureuse glace qu’il avait commandée et qu’il allait déguster, je commençais spontanément à m’amuser à faire tourner de ma main droite le petit parasol décoratif. Je précise que la soirée était plutôt bien arrosée et que nous étions, comment dirais-je, "détendus !". Je continuais à faire tourner le petit parasol à la hauteur de mes yeux tout en écoutant ma compagne chanter "et gratte, gratte, sur ta mandoline, mon petit Bambino !"; je "décrochais" un moment, absent, ailleurs, parti dans mes pensées, en tout cas pas Ici ni Maintenant ! Puis cette agréable soirée se termina.

  L’un de nos amis décida une semaine plus tard de nous inviter à son tour au restaurant. Pour une raison ou pour une autre et contrairement à mes amis, je décidais de ne pas boire d’alcool ce soir-là, je n’en avais simplement pas l’envie. Les coupes de glaces arrivèrent (c’est l’été !) et je remarquais sur la mienne la présence d’un nouveau petit parasol de la même couleur que le précédent ! Alors que les autres étaient "détendus !" et que, pour ma part, je n’étais pas aussi désinhibé qu’eux, je me souvenais du petit parasol décoratif du dîner précédent. Une idée me vint à l’esprit: demander à ma compagne de chanter Dalida de la même manière que la dernière fois (même volume, même rythme…) pendant que je faisais tourner mon petit parasol de ma main droite et à la hauteur de mes yeux. Vous comprendrez aisément la raison pour laquelle je me sentis de plus en plus, comment dirais-je, "aussi détendu que mes voisins qui avaient bu !".

  Que s’est-il passé ? J’ai associé malgré moi L’IMAGE (Visuel) du petit parasol décoratif tournant devant mes yeux, la SENSATION PHYSIQUE (Kinesthésique Externe) de le faire tourner de ma main droite, la VOIX (Auditif) de ma femme chantant Dalida et l’impression ou la sensation que l’on connaît lorsque l’on est désinhibé. J’ai retrouvé quasiment instantanément ce même état interne lors de la seconde soirée au restaurant où je n’avais pourtant pas bu une seule goutte d’alcool en "réactivant" l’ancre dont j’avais pris conscience de l'existence entre-temps.

  Les ancrages les plus puissants (ou "Associations VAKOG") sont ceux qui se font Inconsciemment. Je reste surpris de la puissance de cet ancrage qui fonctionne encore aujourd’hui. La preuve que sans alcool, la fête est plus folle !

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  SAMEDI 6 OCTOBRE 2007
  "Prise entre Douleur et Plaisir"

  Les deux forces qui gouvernent 80% de nos décisions et comportements, sinon la totalité, sont la Douleur et le Plaisir.

  Ainsi, nos décisions et nos comportements sont le fruit de l’évitement de ce que l’on croit être source de Douleur (manque, privation, frustration, peur, stress, effort…) et de la recherche de ce que l’on croit être source de Plaisir (reconnaissance, gain, confort…).

  Elle n’a que peu voire pas d’amis dans ce petit village éloigné des villes où chaque jour semblable à tous les autres rajoute à son enfermement et à sa souffrance; elle n’a pas encore rencontré l’Amour; elle pèse peut-être plus de 120 Kilos; Isabelle a 22 ans et c’est ma sœur.

  Je vais utiliser une métaphore Isomorphique afin que vous parveniez peut-être à mieux comprendre les mécanismes Inconscients vécus ou subis par Isabelle (l’Isomorphisme consiste à établir un parallèle entre la Vie d’une personne et une histoire).

  Imaginez (à moins que ce ne soit votre réalité) que vous êtes sans emploi; imaginez que plus ces journées vides et ennuyeuses s’écoulent dans ce minuscule studio et plus vous vous repliez sur vous-même, dans la solitude et le désespoir; imaginez enfin que vous vivez seul et que vous avez le sentiment de manquer de reconnaissance et de relations sociales. C’est dans cet enfer que survivent un nombre considérable de personne et peut-être même vous… Jusqu’à ce jour inattendu où un employeur accepte de vous donner votre chance. "Ce sera comment lundi prochain, ce lundi si différent, ce point de départ vers une nouvelle Vie ?" songerez-vous peut-être alors que vous ne serez peut-être pas à l'aise en pensant à l'inconnu. Finalement, dans quel état d’esprit terminerez-vous cette première semaine de travail ? Peut-être vous sentirez-vous plus épanoui et positif qu’auparavant; pourquoi ? Peut-être parce que vous aurez vécu une semaine pleine de nouveaux contacts (collègues de travail, clients…), une semaine durant laquelle vos qualités et compétences auront enfin été reconnues, une expérience qui vous laissera déjà présager cet avenir plus rassurant et confortable pour vous. Sauf que samedi matin, votre employeur vous téléphone et vous informe de sa décision de vous licencier. Comment réagirez-vous ? Je suppose que ce profond sentiment d’injustice et que cette première phase de colère laisseront place à la déprime puis aux retrouvailles avec vos précédents comportements, émotions et conditions de Vie. Bien que les raisons de votre licenciement soient justes, peut-être penserez-vous: "ce type ne m’a pas compris, il ne trouvera pas tous les jours un salarié comme moi !"; alors que vous diaboliserez votre ex-employeur et peut-être même le monde du travail, vous retrouverez peu à peu votre ancienne Vie: ce minuscule studio, ce repli sur soi, cette solitude et ce désespoir, ce sentiment de manque de reconnaissance et de relations sociales… Je suppose que ce sera désormais encore moins facile qu’auparavant de vous lancer dans la recherche d’un nouvel emploi. Pourquoi ? Parce que vous associerez Inconsciemment de la Douleur à cette expérience professionnelle (qui était pourtant source de bien-être, donc de Plaisir, lorsque vous la viviez). Souvenez-vous: nos décisions et nos comportements sont le fruit de l’évitement de ce que l’on croit être source de Douleur et de la recherche de ce que l’on croit être source de Plaisir. Comme bon nombre de personnes dans ce cas, vous aurez tendance à éviter ce que vous croyez être source de Douleur (le fait de rechercher un nouvel emploi) pour vous diriger vers ce que vous croyez être source de Plaisir (en restant chez vous, disons que vous croirez vivre une "Douleur moins pire" soit "davantage de Plaisir" qu’en recherchant un nouvel emploi). En quoi les choses auraient-elles été différentes si vous aviez effectué des associations plus aidantes et positives pour vous, comme par exemple associer du Plaisir à cette semaine de travail ? Par conséquent, je pense que malgré ce licenciement, vous auriez tout fait pour retrouver ce Plaisir, c’est à dire un emploi.

  Les mécanismes Inconscients vécus ou subis par Isabelle sont semblables à ceux de cet exemple. Notre couple et la Vie en ville sont source de Plaisir pour Isabelle (reconnaissance, sorties, épanouissement, prise d’indépendance, multiplication des chances de rencontrer l’Amour…). Ma compagne et moi-même invitons régulièrement ma sœur à notre domicile, notamment car elle nous apporte une grande aide pour la garde de notre fils durant nos heures de travail et surtout parce que nous voulons, par nos actes et dans la mesure de nos compétences, l’aider à s’extraire de ses conditions de Vie présentes qu’elle reconnaît néfastes pour elle. Vivre quelques jours chez nous est source de Plaisir pour Isabelle; je suppose que vivre en permanence chez nous (ce qui n’est pas possible) serait source d’un Plaisir encore plus grand pour elle. A chaque fois qu'elle quitte notre appartement et qu'elle retrouve son petit village, Isabelle a des comportements curieux; une fois rentrée chez elle, ma sœur nous diabolise auprès de ses parents alors que nous avons fait tout notre possible afin que son séjour se déroule dans les meilleures conditions. Ma compagne ne comprenait pas les raisons pour lesquelles Isabelle nous présentait ainsi à ses parents jusqu’à ce que je lui explique que ses réactions sont le fruit d’associations Inconscientes entre les deux forces qui nous gouvernent, qu’elle subit et ne choisit pas ses comportements.

  Que se passerait-il si, au lieu de fuir ce que vous croyez être source de Douleur pour rechercher ce que vous croyez être source de Plaisir (immédiat), vous décidiez Consciemment d’accueillir la Douleur à court terme pour un Plaisir à long terme ?

  Et pour y voir plus clair: Questions et réactions des Internautes (Forum)

  MARDI 16 OCTOBRE 2007
  "Rayez vos vieux vinyles !"

  Imaginez que nos comportements soient comme des données enregistrées sur un CD. Si vous prenez un cutter et que vous griffez ce CD, ce dernier sera alors illisible; c’est ce que nous allons faire de vos vieux vinyles inutiles (ces comportements qui appartiendront bientôt au passé).

  Nous l'avons précisé lors de l'article précédent: les deux forces qui gouvernent 80% de nos décisions et comportements, sinon la totalité, sont la Douleur et le Plaisir. Ainsi, nos décisions et nos comportements sont le fruit de l’évitement de ce que l’on croit être source de Douleur et de la recherche de ce que l’on croit être source de Plaisir. Comme vous le remarquerez ci-dessous, la technique "Rayez le vinyle !" intègre aussi un travail relatif aux associations Plaisir / Douleur.

  1. Entrez en E.M.C. (Etat Modifié de Conscience) grâce à des techniques applicables en Auto-Hypnose; par exemple:

  1a. Installez-vous confortablement (assis dans un fauteuil ou allongé dans un lit); veillez à choisir un endroit où vous ne serez pas dérangé.

  1b. Fixez un point devant vous; concentrez toute votre attention sur ce point. A un certain moment, peut-être que ce point deviendra flou, peut-être même que vous aurez l'impression d'être comme absorbé... Fermez les yeux.

  1c. Imaginez, les unes après les autres, les couleurs de trois vêtements que vous portez. Identifiez ensuite trois sons qui vous entourent (par exemple, imaginez la voiture que vous entendez circuler dans la rue...). Prenez conscience de trois ressentis (Kinesthésique) tels que: le contact entre le dos et le fauteuil ou le lit, le volume respiratoire, le contact entre la nuque et le dossier du fauteuil ou l'oreiller. Reproduisez ce processus en remplaçant les trois éléments (tant Visuels, Auditifs et Kinesthésiques) par deux nouveaux. Enfin, reproduisez une dernière fois ce processus en remplaçant les deux éléments par un seul par canal sensoriel (soit un Visuel, un Auditif, un Kinesthésique).

  1d; Imaginez-vous dans un lieu agréable: ressucitez les détails, le décor... Associez-vous à cette expérience et vivez-la (en imagination !).

  2. "Regardez pour la dernière fois" le comportement à changer (exemple: le fait d’être colérique…) en associant un fond sonore que vous n'appréciez pas (Auditif: chanson insupportable, moqueries blessantes…) et éventuellement des images autant désagréables (souvenirs difficiles…) - "Thérapie par Aversion" ou "Thérapie Aversive".

  3. Saisissez (en imagination !) cette télécommande (comme celle de votre lecteur DVD) et rembobinez le film (par exemple: si une personne parle, vous la voyez ravaler ses mots…); associez un fond sonore neutre ou strident (par exemple, l’arrivée du train et ses grincements sur les rails…).

  4. Transformez le film de façon comique (par exemple: comme une bande-dessinée, un dessin-animé ou un cartoon, en grossissant exagérément les objets, en ajoutant des couleurs criardes…) puis regardez-le en associant un fond sonore amusant (par exemple: la musique de Benny Hill !) et en souriant (physiquement).

  5. Appuyez (en imagination !) sur le bouton "avance-rapide" de la télécommande…

  6. Appuyez (en imagination !) sur le bouton "retour-rapide" et rembobinez le film…

  7. Recommencez les étapes 4 et 5 à volonté !

  8. "Coupez-vous" un moment de cet univers bizarre ( !) en revivant le plus beau jour de votre Vie de façon très détaillée; revivez-le intensément de l'intérieur !

  9. Pensez à votre(vos) chanson(s) préféré(s) et plus généralement à de l’Auditif positif (par exemple: la voix de votre enfant qui vous dit "Maman" ou "Papa").

  10. Vivez (toujours de façon détaillée et intense) le nouveau comportement plus positif et meilleur pour vous (exemple: le fait d’être davantage à l’écoute de l’autre plutôt que d’être colérique…) en continuant à écouter en boucle l’Auditif positif et en juxtaposant les images du plus beau jour de votre Vie.

  Une technique d’une efficacité remarquable (selon les Feedbacks et les résultats de mes Clients) et applicable dans de nombreux cas !

  Et pour y voir plus clair: Questions et réactions des Internautes (Forum)

  MARDI 8 JANVIER 2008
  "Métaphore Isomorphique"

  Comment écrire sur l'Hypnose Ericksonienne sans aborder les Métaphores, ces histoires d’apparence si simples et ordinaires qui peuvent pourtant être à l’origine de "transe-formations" considérables chez le sujet.

  C’est par une belle après-midi de septembre 2005 que ma mère me demanda de lui "faire de l'Hypnose". Elle disait être de nature assez tendue et venait de se réinsérer professionnellement. Depuis qu’elle avait intégrée son nouveau poste, elle se plaignait de démangeaisons et d’apparitions de boutons sur les mains; les spécialistes rencontrés considéraient que l’origine probable du symptôme était le stress lié à sa réinsertion professionnelle. Ma mère m’expliqua qu’à force de se gratter, les boutons se vidaient "d’eau".

  Après nous être installés dans nos chaises, je commençais à induire un état de Transe Hypnotique chez ma mère. Une fois la Transe induite et approfondie, je remarquais cette petite piscine pour enfants située au fond du jardin. Je me mis alors à raconter l’histoire de la "Vie" de cette piscine…

  "Te souviens-tu à quel point, durant tout l’été, les enfants se sont bien amusés dans la petite piscine ?" lui demandais-je; elle approuva par un signe de tête.

  "Je me souviens du moment où nous l’avons eue; alors qu’elle se dégonfle et qu’elle se vide de sa vieille eau usée, de partout et de plus en plus, je pense qu’elle a fait son temps; une nouvelle saison arrive Maman !" poursuivais-je.

  Je créais ainsi un parallèle entre le cas du sujet et l’histoire devenant par conséquent une "Métaphore Isomorphique". La séance se termina tranquillement.

  Deux semaines plus tard, alors que je rendais visite à mes parents, ma mère me raconta que ses boutons s’étaient naturellement "vidés" jour après jour avant de disparaître comme les démangeaisons.

  Ma mère et moi nous sommes rencontrés lors des fêtes de Noël 2007 et elle m'a dit que le symptôme n'est pas réapparu depuis maintenant... Plus de deux ans.

  Et pour y voir plus clair: Questions et réactions des Internautes (Forum)

  MARDI 29 JANVIER 2008
  "Transfert de Compétence et Prescription de Symptôme"

  Un homme vint me consulter et me raconta qu’il rencontrait des difficultés sexuelles, à savoir qu’il était "éjaculateur précoce" et qu’il l’avait toujours été avec toutes ses partenaires.

  La première séance fut consacrée à l’Anamnèse ("état des lieux" indispensable; il va de soi que le Praticien doit recueillir un minimum d’informations sur le sujet, sa problématique, son objectif, sa situation présente et les grandes lignes de son Histoire de Vie, sa Carte du Monde ("CdM" ou vision subjective du sujet à l’égard de la réalité soit sa réalité perçue - différente de la "réelle réalité"), avant de l’accompagner vers le Changement.

  Lors de l’Anamnèse, le sujet me parla de ce moment, il y a environ un an, où un rapport sexuel débutait "normalement" jusqu’à ce que sa partenaire lui dise qu’elle "n’avait pas envie"; je considérais alors que cette expérience présentait notamment un Etat de Ressource (EdR) dans le sens où, exceptionnellement, "tout commençait bien mieux que d’habitude". L’Hypnose Ericksonienne et la P.N.L. (Programmation Neuro-Linguistique) considèrent que nous pouvons à tout moment et instantanément revivre un état que nous avons déjà vécu à un moment de notre Vie, même si nous ne l’avons vécu qu’une seule fois.

  C’est lors de la seconde rencontre que j’utilisais la technique dite du Transfert de Compétence après avoir placé le sujet en E.M.C. Je commençais à suggérer au sujet de revivre (Associé soit acteur de l’expérience) cet EdR que j’amplifiais (Submodalités); dès que j’eus calibré que le sujet était "dans l’expérience", j’ancrais l’EdR au niveau de l’un des deux poignets et je maintenais cette ancre (donc sans la relâcher) en suggérant à la personne d’imaginer de quelle manière plus positive et meilleure pour elle se dérouleront désormais ses rapports intimes avec sa partenaire.

  Une semaine plus tard environ, lors de la troisième rencontre, le sujet m’informa qu’il n’avait pas eu "l’occasion" d’avoir un rapport sexuel depuis la précédente séance. Je dois admettre que j’étais un peu déçu dans le sens où j’espérais un Feedback qui m’aurait permis de définir et d’orienter plus justement le travail thérapeutique à venir. J’informais alors le sujet que le but de la technique Hypnotique utilisée ce jour serait "d’enfoncer le clou" (en considérant donc implicitement que la technique utilisée lors de la seconde séance avait portée ses fruits bien que le sujet ne l’ai pas encore constaté).

  Avant que le sujet ne quitte mon Cabinet au terme de cette troisième séance, je lui prescrivais une tâche à accomplir en lui ayant précisé préalablement qu’il devait s’engager à suivre et à respecter cette prescription à la lettre avant d’en avoir connaissance. Je demandais alors à la personne d’être "le pire des éjaculateurs précoces" (soit pire qu’avant) jusqu’à la prochaine séance; j’insistais bien quant au fait que les rapports sexuels étaient autorisés bien qu’il devait "faire comme si" il était "le pire des éjaculateurs précoces". J’ai prescrit le symptôme… Les prescriptions "ordaliques" ou "paradoxales" comme celle-ci étaient l’une des spécialités de Milton ERICKSON. La prescription, ordalique ou non, ne peut être que bénéfique pour le sujet. En effet, bien que l’accomplissement de la prescription ne soit pas vérifiable par le Praticien, la directive donnée renferme un message; ainsi, le fait qu’une prescription soit suivie a parfois peu d’importance. La tâche ordalique prescrite ici semble en contradiction avec l’objectif car, dans notre cas, la tâche à accomplir est pire que le symptôme lui-même !

  Pourquoi une telle décision de ma part et quelles en seront les conséquences chez le sujet ? Il est envisageable que l’une de ses réactions soit de mettre un terme à son symptôme afin de ne plus avoir à subir la tâche qu’il s’est engagé à suivre. Par ailleurs, le sujet "maîtrise" alors un phénomène jusqu’ici autonome et indépendant de sa volonté: le provoquer volontairement (ou du moins, chercher à le provoquer), c’est l’autoriser, le contrôler en partie. Le fait de se sentir capable d’aggraver le symptôme permet parfois de pouvoir ensuite diminuer son intensité voire de le neutraliser.

  Et pour y voir plus clair: Questions et réactions des Internautes (Forum)

  JEUDI 31 JANVIER 2008
  "La Bulle Proxémique: mise en cause de deux théories fumeuses"

  Le bon déroulement de la démarche Thérapeutique du sujet nécessite impérativement qu’une relation de confiance se créé entre ce dernier et le Praticien qui l’accompagne; il est indispensable que la personne se sente en confiance et en sécurité avec son Thérapeute.

  L’une des méthodes permettant de parvenir à ce sentiment de confiance et de sécurité chez le sujet est le respect de sa "Bulle Proxémique" par le Praticien.

  La Bulle Proxémique est la distance sociale que nous tolérons Inconsciemment. Imaginons que vous vous approchiez (trop) près d’un inconnu pour lui demander l’heure; il est envisageable que votre interlocuteur recule instinctivement d’un pas ou deux en admettant que vous ayez fait pression sur son "espace", cette "bulle virtuelle" qui "entoure" chacun d’entre nous.

  Naturellement, la distance de notre Bulle Proxémique varie en fonction des individus que nous rencontrons: elle sera plus étroite avec celle ou celui qui partage notre Vie qu’elle ne l’aurait été avec une connaissance, ou plus étroite avec un ami qu’elle ne l’aurait été avec un inconnu.

  Par cet article, je remets en question deux théories:

  La première présente des distances universelles et très précises pour cette Bulle Proxémique; il s’agirait par exemple de X centimètres pour les relations amicales, de X centimètres pour les relations intimes, etc. L’auteur à l’origine de cette théorie aurait-il oublié que chaque individu est unique et réagit de ce fait de façon unique face aux situations auxquelles il est confronté et aux autres ? Il ne peut donc pas y avoir de distances universelles applicables à tous relatives à la Bulle Proxémique. La seule façon de préserver la Bulle Proxémique de la personne (dans le cadre d’une démarche thérapeutique ou dans toute autre situation quotidienne) relève d’une fine calibration (observation / audition attentives d’éléments externes chez le sujet qui nous renseignent sur son état interne); une autre manière d’éviter de faire pression sur la Bulle Proxémique de la personne est simplement de se positionner à une distance raisonnable et communément admise par rapport à elle.

  La seconde théorie affirme que la Bulle Proxémique peut être utilisée pour approfondir l’état de Transe Hypnotique. Explication: le sujet et le Praticien sont chacun installés dans leurs fauteuils et séparés par une distance suffisante à préserver la Bulle Proxémique du sujet. Alors que les paupières de la personne sont fermées et que cette dernière est en E.M.C., il s’agirait de se rapprocher d’elle pour faire "pression" sur sa Bulle Proxémique. La personne ne pouvant pas physiquement reculer afin de retrouver une distance où elle se sent en sécurité, cette théorie affirme que "c’est en elle-même qu’elle va reculer, ce qui aura pour impact d’amplifier la Transe". L’auteur de cette théorie (qui est aussi celui de la première) aurait-il oublié que l’Hypnothérapie Ericksonienne est une approche thérapeutique respectueuse de la personne ? Intrusive, cette méthode est suceptible de "casser" la Synchronisation, ce lien d'Inconscient à Inconscient jusqu’alors établi entre le sujet et le Praticien !

  Et pour y voir plus clair: Questions et réactions des Internautes (Forum)

  VENDREDI 1 FEVRIER 2008
  "Prescription Ordalique/Paradoxale et Transfert d'une Ressource Négative"

  Un chef d’entreprise se présenta à mon Cabinet et m’expliqua qu’il souhaitait perdre du poids. Il me communiqua son poids et sa taille, à savoir 130 kilos pour 1M91 ainsi que son objectif pondéral, "peser moins de 100 kilos". Il m’indiqua qu’il connaissait les règles élémentaires de la Nutrition et qu’il mangeait peu; il me fit aussi part de son analyse: comme il buvait quotidiennement une moyenne de une à deux bouteilles de vin, le simple fait de cesser de boire, sauf dans un cadre festif, lui permettrait de perdre du poids. Après avoir questionné le sujet, notamment par rapport à ce que représentaient pour lui les "règles élémentaires de la Nutrition" et ce qu’il entendait par "manger peu", l’analyse personnelle du sujet devenait de plus en plus cohérente. Nous décidâmes d’axer notre travail sur sa relation à l’alcool avec pour objectif la diminution de sa consommation suceptible d'entraîner une perte de poids.

  Lors de la seconde séance du 31/01/2008, envisageant la prescription d’une tâche destinée à associer de la Douleur
* au symptôme (Transfert d'une Ressource Négative), je demandais à mon Client quelles étaient les boissons non alcoolisées qu’il n’aimait pas. Il me répondit qu’il aimait toutes les boissons non alcoolisées. J’insistais: "les jus de tomate ou de carotte peut-être ?"; cela ne changea rien à sa position.

  Je décidais de laisser de côté mon projet de prescription de tâche et d’effectuer un travail en E.M.C. (Technique intitulée "Rayez vos vieux vinyles !"; reportez-vous à l’article du même titre pour davantage d’informations).

  Le sujet me communiqua ensuite une information dont je n’avais pas connaissance: lorsqu’il avait 16 ans, son frère de 18 ans avait prit une "cuite au Whisky" et vomissait partout; les deux garçons étaient seuls à l’étage de la maison et ne voulaient pas réveiller leurs parents pour des raisons évidentes… Le plus jeune était donc le seul témoin de ce triste spectacle. C’est depuis cette époque que le sujet ne supportait plus l’odeur ni le goût du Whisky.

  A la fin de cette seconde rencontre, je décidais alors de prescrire au sujet la tâche Ordalique / Paradoxale suivante incluant une association Inconsciente à la Douleur
* (Transfert d'une Ressource Négative):

  "Jusqu’à nouvel ordre, si vous avez envie de boire de l’alcool, ce dont vous avez le droit
**, vous devrez faire précéder chaque verre d’alcool par un verre de Whisky."

  En prescrivant cette tâche, mon objectif est semblable à celui mentionné dans un article précédent, à savoir que l’une des réactions du sujet puisse être de mettre un terme à son symptôme afin de ne plus avoir à subir la tâche qu’il s’est engagé à suivre. Prenez un instant pour vous imaginer à la place du sujet, dégouté par le Whisky et néanmoins obligé d’en boire un verre s’il souhaite avoir accès à son verre de vin ou de tout autre alcool apprécié.

 
* Association Inconsciente à la Douleur ("Thérapie Aversive / Thérapie par Aversion" ou "Transfert d'une Ressource Négative"): Après avoir parlé de l’expérience de la "cuite au Whisky" durant la séance, il est fort probable que le sujet repense à ce souvenir pas vraiment agréable s’il venait à servir un verre de Whisky pour avoir droit à son verre de vin… Alors imprégné de ce souvenir et voyant le verre de Whisky qu'il va devoir boire (Visuel), des émotions y étant associées  (Ki ou Cénesthésique), du goût (Gustatif) et de l'odeur (Olfactif), il est envisageable qu’il ne prenne pas autant de plaisir qu’auparavant à boire le verre de vin qui suivra et peut-être même qu’il en soit écœuré.

  ** "... Ce dont vous avez le droit ... ": L'Inconscient est comme un jeune enfant, toujours axé vers le plaisir. A un niveau essentiellement Inconscient, il est tellement plus jouissif de faire ce qui est interdit que ce qui est autorisé; aussi, en donnant au sujet la permission de faire ce que sa Conscience lui interdit, il est dans ce cas envisageable que la personne ne prenne plus autant de plaisir à boire qu'elle n'en prenait auparavant. Il y a toujours une part de plaisir (au sens large du terme) dans un comportement qui semble, à priori, négatif; on parle des "avantages secondaires" d'un symptôme.

  Feedback du 11/02/2008 (troisième séance): Le sujet n'a pas bu depuis la seconde séance du 31/01/2008; il a perdu 6 kilos et pèse actuellement 124 kilos; il n'a constaté aucune substitution de symptôme.

  Alors que le sujet hésitait encore entre conserver la consommation ponctuelle d'alcool dans un cadre festif ou cesser totalement de boire, je lui demandais quels étaient selon lui les avantages et les inconvénients de conserver l'alcool dans un cadre festif. Le sujet me répondit que l'avantage était le fait d'être "déshinibé", ce qui permettait à certaines personnes de simplifier leurs relations aux autres, et que l'inconvénient était le risque de rechute. Cet homme m'avait préalablement précisé qu'il avait "confiance en lui-même", qu'il avait une "bonne estime de lui-même" et qu'il était doté d'un certain "charisme". Disposant de ces informations, je lui demandais:

  "Je me demande si vous avez besoin des effets de l'alcool pour simplifier vos relations aux autres lors de soirées en société et dans un cadre festif ?"

  Le sujet me répondit qu'il n'en avait pas besoin, contrairement à d'autres personnes... Puis il décida spontanément de s'abstenir totalement de boire de l'alcool.

  Compte tenu du fait que le sujet souhaite désormais cesser de se resservir à table (ce qu'il faisait déjà lorsqu'il buvait de l'alcool) afin de perdre davantage de poids puis de se stabiliser, nous venons de fixer un quatrième rendez-vous au cours duquel notre travail sera essentiellement axé, cette fois-ci, sur son comportement alimentaire. Dans l'attente de ce prochain rendez-vous, la Prescription Ordalique/Paradoxale (au sujet du Whisky) court toujours...

  Et pour y voir plus clair: Questions et réactions des Internautes (Forum)

  LUNDI 4 FEVRIER 2008
  "Une approche thérapeutique UTILISATIONNELLE
  Saupoudrage Auditif fait maison !"

  Les fautes d’orthographe sont volontaires (Saupoudrage oblige !).

  Nous ne le répèterons jamais assez: l’Hypnothérapie Ericksonienne est UTILISATIONNELLE ! Ce qui signifie que le Praticien UTILISE ce qu’il Calibre chez la personne, tant aux niveaux Conscient qu’Inconscient, pour bâtir des techniques de travail personnalisées et uniques au fur et à mesure que la séance se déroule. Il ne peut donc y avoir de techniques "clés en mains", seulement des bases de travail à transformer inévitablement en fonction des réactions du sujet. L’exemple ci-dessous vous renseignera davantage en ce qui concerne l’aspect UTILISATIONNEL de cette approche.

  Une femme prénommée Aurélie me rencontra dans l’objectif d’arrêter de fumer.

  Le premier rendez-vous fut consacré à l’Anamnèse.

  C’est lors de la seconde rencontre que j’induisais un E.M.C. chez cette personne à tendance majoritairement Kinesthésique. Plus le sujet entrait dans cet état et plus la tête du sujet faisait de légers mouvements d’arrière en avant et inversement; ces mouvements que je Calibre fréquemment au cours des séances que je délivre peuvent exprimer à la fois un état de lourdeur concentré au niveau de la tête et une volonté Consciente de garder le contrôle et de maintenir la tête dans sa position. Alors que je recherchais à approfondir la Transe en utilisant des Prédicats essentiellement Kinesthésiques (prononcés sur l’expiration ou plutôt sur le "relâchement"; le verbe "expirer" étant synonyme de mort, je ne vous conseille pas de l’employer en séance) et que le sujet "s’enfonçait" de plus en plus dans son fauteuil, je supposais que la tête finirait par s’abaisser et c’est sur cette partie du corps du sujet que je décidais de focaliser mon attention et mes suggestions dans l’optique d’UTILISER ensuite la "descente" puis la "remontée" de la tête. Je Ratifiais ce que je Calibrais:

  "Alors que cette tête bouge, vous pouvez être curieuse de ressentir quelle est la partie la plus lourde de ce corps; peut-être un bras, l’autre, l’une ou l’autre des deux jambes, peut-être même cette tête ?".

  Je poursuivais:

  "Alors que vous entendez ma voix
* qui vous accompagne en toute sécurité**, cela me fait ... PENSEZ AURELIE A UN ESCALIER*** ... qui ... DESCENDS DE PLUS EN PLUS PROFONDEMENT*** ... Je serais curieux de savoir si vous savez si cet état va s’ ... APPROFONDIR TOUT DE SUITE*** ... ou juste après que vous réentendiez ... DETENDEZ-VOUS*** ... ? Le savez-vous ?"

  Le sujet ne me répondit pas, ni verbalement, ni par un signe (Signaling); peut-être était-il bien absorbé dans cet état confortable et n'avait-il pas l'envie de communiquer… Il importait peu qu’il le fasse car, de toute façon, cet état s’approfondirait: le message était passé. (Technique dite du "Double-Lien" ou "Choix illusoire" - Milton-Modèle).

  Alors que je Calibrais des R.E.M. - Rapid Eye Movement (Mouvements Oculaires Rapides) traduisant la visualisation d’images mentales, je déduisais que le sujet était encore en contact avec l’escalier et je lui suggérais:

  "Et plus vous ... DESCENDEZ CET ESCALIER
*** ... Et plus cet état s’ ... APPROFONDIS*** ..., et plus CET ETAT s' ... APPROFONDIS***… Et plus vous ... DESCENDEZ CET ESCALIER*** …" (Technique dite de la "Boucle" - Milton-Modèle).

  La tête commençait à s’abaisser par des mouvements saccadés (ce qui, au passage, démontre que le comportement est Inconscient; si la tête s’était abaissée de façon fluide, j’aurais pu envisager une participation du Conscient, le sujet voulant alors "faire plaisir à son Thérapeute en faisant ce qu’il attend de lui").

  Je Ratifiais:

  "Alors que cette tête ... DESCENDS
*** ... les ... NOUVEAUX COMPORTEMENTS*** ... plus positifs et meilleurs pour Aurélie vont s’ ... INTEGREZ*** ... quand cette tête sera totalement abaissée" (Technique dite de la "Liaison de Cause à Effet" - Milton-Modèle).

  Une fois que la tête fut totalement abaissée, je suggérais à la personne de commencer à prendre plusieurs grandes et profondes inspirations; je commençais alors à utiliser des Prédicats essentiellement Visuels (prononcés sur l’inspiration) pour "faire revenir" progressivement le sujet". Alors que la tête remontait plus rapidement qu’elle n’était descendue, je créais alors un lien entre l’inspiration et les comportements dont le sujet se libérait:

  "Alors que vous inspirez, vous vous libérez de ce qui n’allait pas…" (Technique dite de la "Liaison de Cause à Effet" - Milton-Modèle).

  "Surtout ne vous libérez pas complètement de l’ancien comportement avant que cette tête soit bien droite !" (Utilisation des techniques dites de la "Négation" que l’Inconscient ne "prend" pas directement et de la "Présupposition en créant un lien temporel" - Milton-Modèle).

  Je Réassociais tranquillement le sujet et il revint Ici et Maintenant.

  FeedBack téléphonique du sujet (6 mois plus tard): Arrêt total du tabac dès la fin de la séance, absence d’envie de fumer; le sujet aurait écrasé les différentes cigarettes qu’il eut allumé pour "tester son Praticien et sa technique". Aucune substitution de symptôme (notamment au niveau du comportement alimentaire), aucune sensation de manque ni irritabilité.

 
* Truisme (dans ce cas, description d’un élément Auditif objectivement présent et incontestable) permettant la création d’un climat d’acceptation Inconscient chez le sujet et contribuant ainsi à faciliter l’adhésion de la personne à la suggestion succédant au Truisme.

 
** "…Qui vous accompagne en toute sécurité…": Permet de rassurer le sujet, contribue à "décharger" sa Résistance et à lui permettre de se laisser-aller davantage…

 
*** Saupoudrage: Les mots Saupoudrés (pouvant être accentués, prononcés différemment, "marqués" par un geste…) forment des suggestions directes, généralement simples (plus les phrases sont simples, plus leur impact émotionnel est important) et destinées à l’Inconscient; il s’agit d’un Langage Subliminal. Dans notre cas, tout en plaçant un "blanc" (représenté par des pointillés) avant et après le(s) mot(s) saupoudré(s), ma technique "fait maison" consiste à conjuguer mentalement les verbes que je prononce en faisant comme si je m’adressais directement au sujet (secondes personnes du singulier et du pluriel).

  Et pour y voir plus clair: Questions et réactions des Internautes (Forum)

 
 
 
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